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Un souffle d’espoir pour l’enseignement agricole
Enfin ! Le Parlement a adopté le budget de l’enseignement agricole mercredi soir. Les revendications que je
portais, en tant que Rapporteur de ce budget pour le Sénat, ont été majoritairement satisfaites. Il s’agissait de donner un nouveau souffle à cet enseignement très spécifique, qui
dépend du Ministère de l’Agriculture.
Ce ne fut pas chose facile. Il a fallu convaincre en haut lieu de la spécificité de l’enseignement agricole, souvent
méconnu. Ce que l’on ignore, c’est que l’enseignement agricole ne forme pas uniquement des agriculteurs, mais à tous les métiers liés à la ruralité, à l’environnement et aux
territoires. C’est un enseignement tourné vers l’avenir, comme en témoignent les taux de réussite aux examens et l’insertion professionnelle de ses élèves, ainsi que les passerelles
qu’il fournit vers l’enseignement supérieur.
J’ai donc pris mon bâton de pèlerin et rencontré un à un les acteurs concernés : cabinets des ministres,
présidence de la République. Aidée et soutenue en cela par les présidents de commissions au Parlement et par les partenaires de l’enseignement agricole, qui chaque jour, sur le
terrain, savent à quel point un budget décent permet de mener des projets. Ayant eu la chance de présider le groupe consultatif sur le 5e schéma des formations de l’enseignement
agricole, j’ai pu mesurer l’étendue des moyens nécessaires pour mettre en place un plan ambitieux.
Au final, s’il est dommage que ce parcours ait été semé d’embûches, j’ai le sentiment du devoir accompli. Mais à quel prix ! Jusqu’à la dernière
minute des débats, tout a été fait pour réduire ce budget à la portion congrue. Tant d’efforts pour une cause si noble - car il s’agit, en fait, d’offrir des débouchés à des
jeunes ! L’enseignement agricole est sauvé pour un temps, mais au-delà, il faudra sérieusement réfléchir à la place qui lui est accordée dans les politiques publiques.
Françoise Férat, Sénateur de la Marne.